A lire: “Je suis morte et je n’ai rien appris”, de Solenn Colléter

Auteur: Delarue (—.w82-120.abo.wanadoo.fr)
Date:   08-24-07 16:56

Les éditions Albin Michel publient le 22 août un roman de Solenn Colléter, “Je suis morte et je n’ai rien appris”.
Roman policier, témoignage sur le bizutage.
Les premières lignes:
“Dimanche, 16h45
Un sifflet déchire l’obscurité: les bizuts lèvent la tête. Projecteur, bref aperçu du décor, apocalypse.
-BEUZEUS!!!
-VOUS ALLEZ CREVER!!!
-VOUS ÊTES DÉJÀ MORTS, SOUS-MERDES!!!
Mugissements, déflagrations, tonnerre de hurlements. Devant, derrière, partout à la fois, des monstres brament, rugissent, des gourdins s’abattent, des cravaches sifflent, des cornes de brume vocifèrent…Crânes rasés ou encagoulés, faciès crépusculaires, bouches béantes sur cris de haine, yeux exorbités…”
Cette scène aimable (le pire est à venir) se passe au cours du “week-end d’intégration” d’un établissement catholique de Neuilly, école un peu imaginaire où des jésuites préparent la fine fleur de la France à ses futures responsabilités.
Dans ses “remerciements”, Solenn Colléter cite Aude Wacziarg, “ma condiciple de Classes préparatoires” (qui a écrit un livre célèbre sur le bizutage), “première à avoir brisé la loi du silence” et “Matthieu Savin, agrégé de mathématiques qui, pour avoir dénoncé le bizutage au sein du lycée où il enseignait, a été muté d’autorité à la rentrée 2006”.

Quelques lignes encore, tirées de la “quatrième de couverture”:
“Avec une insoutenable clairvoyance, Solenn Colléter explore à travers l’expérience limite du bizutage la dynamique du rapport d’obéissance et de soumission au pouvoir.”

A lire, sans modération.

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