Des étudiantes aussi (infirmières, par ex.), mais surtout des lycéennes - très rarement des lycéens, je me demande pourquoi.

Là, ce sont quatre jeunes filles de Blagnac, qui donnent leur opinion dans un commentaire ci-dessous..
Je leur ai fait un petit historique de l'évolution du bizutage depuis 50 ans:
1) le bizutage était réservé aux garçons à l'époque où les filles étaient quasi-absentes des grandes écoles. Exemple: Supdeco Paris n'est devenue mixte que vers 1969! "Pas grave, quand ils seront ridiculisés en public, ça leur évitera de se prendre pour une élite supérieure", pensaient beaucoup, et "de toute façon, le bizutage les aidera à se préparer aux rigueurs du service militaire, où les 'bleus' étaient aussi bizutés par les 'anciens'"(j'ai entendu cet argument à l'époque)
2) les filles étant de + en + nombreuses dans ces écoles, le bizutage ne les a plus épargnées, bien au contraire, elles sont souvent devenues les cibles prioritaires des bizuteurs (on le voit dans des vidéos), ce qui nous a aidés à dénoncer le bizutage et à le rendre très impopulaire. Vote de la loi Ségolène Royal.
3) le bizutage a reculé, mais il s'est souvent camouflé sous l'appellation "wei", ou soirées, ou semaines d'"intégration". Facteur très aggravant: l'alcool coule à flots, et les dérives sont inévitables, accidents, parfois mortels, agressions sexuelles. Question: pourquoi tant d'étudiantes et d'étudiants acceptent-ils d'y participer alors qu'ils sont avertis des risques? Timidité? Naïveté?