Beaucoup de nos amies ont été particulièrement indignées par les deux graves agressions sexuelles dont ont été victimes l'an dernier des jeunes filles venues avec les bizuteurs et les bizut(e)s participer à des "wei" organisés dans le midi par les BDE de leurs écoles situées dans d'autres régions. La plupart des bizutages ont en effet lieu très loin de l'école, dans des centres de loisirs situés au bord de la mer et qui trouvent là un moyen de faire des sous pendant la morte saison.
L'isolement, l'éloignement - les portables des bizutes et des bizuts sont souvent confisqués dès le départ en car - l'alcool qui coule à flots, la pression du groupe, le manque de sommeil, tous les ingrédients sont réunis pour que la "pseudo-intégration" dérape. C'est d'ailleurs bien ce qu'escomptent les plus pervers des bizuteurs. "A nous les petites bizutes!".
D'où le titre de la campagne que lance SOS Bizutage: "HALTE AU BIZUTAGE DES FILLES!".
Deux objectifs:
1) En finir avec le laxisme des autorités scolaires. Et punir de manière exemplaire les coupables et leurs complices.
2) Pas de filles dans les bizutages, pas de bizutage des filles. Evidemment. Si les filles refusent donc de participer aux "wei", on s'apercevra très vite que les bizutages perdront leur "intérêt" pour les bizuteurs.
C'est pourquoi nous lançons cet appel aux étudiantes de première année/ BOYCOTTEZ LES WEEK-ENDS D'INTEGRATION!