En première instance, les juges avaient apparemment estimé que la jeune femme aurait pu refuser d'être bizutée. La Cour déclare au contraire que "la plaignante" a vécu une "atmosphère de peur, de contrainte et d'anxiété, sous la menace d'une exclusion" qui explique qu'elle ait subi ce bizutage. Le pseudo-consentement de la victime n'en était pas un.
Excellente décision qui anéantit les arguments des bizuteurs, au Portugal, en Belgique ou ailleurs, selon lesquels les jeunes étudiants seraient "volontaires" et pourraient arrêter leur bizutage à tout moment.
Notons que, dans ces deux décisions de justice, ce sont des jeunes femmes qui ont eu le courage de porter plainte. Les messieurs seraient-ils timides?

(Le "Figaro" en ligne, 5 décembre)