Concours de T-shirts mouillés, "jeu" de la banane, de préférence coincée dans la braguette d'un garçon, strip-teases, élection de "Miss P.O.", pour "Pute Officielle" (si ça se passait dans une entreprise ou une administration, plaintes, descentes de police, tribunal correctionnel, licenciement des responsables, mais à l'école, il y a des gens pour trouver ça "anodin"!): Olivia, de Paroles de Femmes, a dénoncé le caractère sexiste des bizutages, et elle cent mille fois raison.
C'est pourquoi nous appelons en particulier les jeunes filles à BOYCOTTER LES WEEK-ENDS D'INTEGRATION qui sont le lieu rêvé pour ces pratiques dont certaines relèvent de l'agression sexuelle, sinon pire. On est à des heures de car de chez soi, on ne sait pas où à l'avance, téléphones portables interdits, alcool qui coule à flots, aucun adulte reponsable et sobre pour stopper les dérives: l'imagination des bizuteurs sadiques et frustrés est au pouvoir.
Et ne pas oublier que le bizutage ne s'arrête pas avec la fin du bizutage. Les photos et vidéos de vos humiliations circuleront ensuite sur Internet. Longtemps. Et dans 10 ou 15 ans, votre gamin viendra vous dire: "à l'école, les copains m'ont demandé : c'est bien ta mère qu'on voit toute nue sur Internet?"
Souriante perspective...