On l'a constaté encore à l'occasion de ce "wei" relaté par le quotidien "Sud-Ouest". Le Procureur de la République de La Rochelle a ouvert une enquête préliminaire pour savoir s'il s'agissait d'une intégration véritable, ou si le terme recouvrait en réalité des faits qui relèvent du bizutage.
Réaction de certains organisateurs, si l'on en croit le journaliste: on n'a forcé personne.
J'ai suggéré à l'école d'améliorer les capacités de lecture de ses élèves-ingénieurs. Si ces derniers avaient lu jusqu'au bout les quelques lignes de la loi Ségolène Royal, ils auraient compris que cette loi s'applique, que les actes de bizutages aient été subis par un étudiant "contre son gré OU NON" (les capitales sont de nous).
Tous ceux qui ont assisté à des bizutages à l'époque où ils étaient publics savent ce qu'il faut penser de déclarations du genre "je suis heureux et reconnaissant que les anciens me fassent avaler du vomi", ou, plus classiquement, "je pompe la merde, j'aspire la mousse, c'est la vie de château, pourvu que ça dure, les anciens sont trop bons" (sic). ce que valent aussi les sourires des bizutées et des bizutés sur les vidéos - qui ne sont jamais intégrales, tiens, c'est curieux - complaisamment diffusées, de moins en moins d'ailleurs en France, parce que les bizutages sont en perte de vitesse et parce qu'on a peur des réactions.