"22h samedi, plage de Saint-Jean des Sables à Châtelaillon (17)...Chez les encadrants, le ton est ferme et menaçant, mais aucune violence physique n'est à noter. Visiblement intimidés, les étudiants de première année obéissent aux ordres", écrit le journaliste, qui poursuit:(les premières années) sont invités à "ramper dans des boyaux, achever la reptation...dans le "tribunal", trou" dans lequel "selon certaines sources" (le journaliste n'a pas analysé lui-même la composition du liquide) il y aurait "un mélange d'oeufs pourris, de pain rassis, de mayonnaise, de croquettes pour chiens". Toujours par ouï-dire, "selon d'autres sources, on aurait ajouté des déjections de chiens, de l'urine, du vomi".
Réalité ou rumeur? L'enquête préliminaire ordonnée par le Procureur permettra sans doute de le dire. Car la justice s'est saisie de l'affaire, même si aucune plainte n'a pour l'instant été enregistrée.
Cette enquête aura peut-être au moins la vertu d'inciter l'EIGSI à organiser des cours d'alphabétisation pour ses futurs ingénieurs en génie etc.
Les organisateurs de ce "week-end d'intégration qui n'a rien à voir avec un bizutage" (nous reprenons la phrase habituelle, qui n'est pas dans l'article) semblent en effet avoir du mal à lire un texte de loi pourtant simple, si l'on en croit Thomas Brasset, du journal Sud-Ouest. Ce dernier écrit: "les organisateurs de la soirée s'abritent derrière le fait qu'ils ont laissé liberté à chacun de venir ou non à la beach-party (ça s'appelle comme ça, en Charente-Maritime, note de sos-bizutage?) de Châtelaillon. L'expression "contre son gré" ne peut donc être évoquée".
Sauf que le texte de loi dit "contre son gré OU NON" (les capitales sont de nous).
Le Procureur, Guy Etienne, a d'ailleurs été très clair. Il rappelle, selon le journaliste, que le délit de bizutage peut être constitué "même si les étudiants participaient de leur plein gré à la manifestation".
Affaire à suivre.