"Valérie", elle cache son vrai prénom, a été bizutée par des internes, donc des médecins, il y a deux ans, quand elle est entrée en deuxième année de médecine.
Elle raconte: "On nous a fait nager dans une piscine remplie de pisse"! Au cours de ce "week-end d'intégration, "certains se sont retrouvés dans des situations humiliantes. L'alcool coulait à flot. La nuit, on n'avait ni le droit de dormir ni de se doucher. Là, beaucoup ont craqué. Il y a eu pas mal de comas éthyliques et aussi des fractures."
Rappelons que la scène ne se passait pas dans une prison américaine en Irak, mais dans une fac de médecine française, et que les auteurs des sévices étaient des MEDECINS!
Je suis intervenu ce matin lundi 15 septembre sur l'antenne de Sud Radio pour inciter les victimes de ces délinquants en blouse blanche, pour obtenir des sanctions pénales (et, à mon avis, l'interdiction d'exercer la profession de médecin, qui exige quand même un minimum de sens moral) et des DOMMAGES ET INTERETS à la hauteur du préjudice subi. L'affaire ne fait que commencer.