PORTUGAL: une étudiante fait condamner ses bizuteurs. Un exemple à suivre.
Par sosbizutage, samedi 2 août 2008 à 21:27 :: général :: #10 :: rss
Pour la première fois, un tribunal pénal portugais a condamné cette année à des peines d'amendes (de 640 à 1600 euros) sept bizuteurs et bizuteuses qui avaient fait subir des traitements dégradants et humiliants à une jeune étudiante, Ana Santos, en 2002. On l'avait notamment recouverte de déjections animales.
Les faits concernent l'ESAS, Escola Superior Agraria de Santarem.
La décision a été accueillie avec satisfaction par la victime et par une association "anti-praxe" ("praxe"=bizutage), le MATA, Movimento Anti-Tradicao Academica et suivie de très près par le député de gauche Jose Soeiro, chargé par l'Assemblée Nationale portugaise d'un rapport sur ces pratiques universitaires qui, à la différence d'autres pays, ont en général un caractère obligatoire.
Tous saluent le courage avec lequel cette jeune étudiante a fait face aux groupes et institutions qui sont les auteurs ou les complices des "praxe".
Tous saluent le courage avec lequel cette jeune étudiante a fait face aux groupes et institutions qui sont les auteurs ou les complices des "praxe".
Le site de MATA: mata.xm.com
On peut aussi consulter un autre site "anti-praxe": www.antipodas.web.pt
L'existence de ces mouvements anti-bizutages énerve prodigieusement les partisans de ces pratiques, qui n'hésitent pas à les qualifier de "grupos comunistas/trotskistas/leninistas", comme l'a fait "ortodoxus academicus invictae" dont le slogan est : "DURA PRAXIS, SED PARAXIS"....
Ce qui est particulièrement important dans le jugement du tribunal de Santarem, qui a d'ailleurs été salué par tous les médias, c'est qu'il intervient dans un pays où le bizutage,"praxe", a un statut officiel dans beaucoup d'universités.
La courageuse initiative d'Ana Santos doit inciter des victimes à porter plainte dans tous les pays où les bizutages existent.
En dehors des poursuites pénales, qui mèneront en général à des amendes, peut-être à des condamnations à une peine de prison avec sursis et dans certains cas graves à de la prison ferme, il peut être utile de réclamer des dommages et intérêts qui atteindront éventuellement des montants très élevés.
Envoyer des bizuteurs en prison est une bonne chose. Les frapper au portefeuille sera aussi très dissuasif.
On peut aussi consulter un autre site "anti-praxe": www.antipodas.web.pt
L'existence de ces mouvements anti-bizutages énerve prodigieusement les partisans de ces pratiques, qui n'hésitent pas à les qualifier de "grupos comunistas/trotskistas/leninistas", comme l'a fait "ortodoxus academicus invictae" dont le slogan est : "DURA PRAXIS, SED PARAXIS"....
Ce qui est particulièrement important dans le jugement du tribunal de Santarem, qui a d'ailleurs été salué par tous les médias, c'est qu'il intervient dans un pays où le bizutage,"praxe", a un statut officiel dans beaucoup d'universités.
La courageuse initiative d'Ana Santos doit inciter des victimes à porter plainte dans tous les pays où les bizutages existent.
En dehors des poursuites pénales, qui mèneront en général à des amendes, peut-être à des condamnations à une peine de prison avec sursis et dans certains cas graves à de la prison ferme, il peut être utile de réclamer des dommages et intérêts qui atteindront éventuellement des montants très élevés.
Envoyer des bizuteurs en prison est une bonne chose. Les frapper au portefeuille sera aussi très dissuasif.
Commentaires
1. Le samedi 6 décembre 2008 à 14:00, par Delarue
2. Le samedi 6 décembre 2008 à 14:35, par Delarue
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