Communiqué du 15/04/08 deSOS BIZUTAGES
LES BIZUTAGES PASSENT, LES PHOTOS/VIDÉOS RESTENT
Avant d'accepter de subir un bizutage, tradition, "baptême" etc.,et de vous ridiculiser, de vous déshabiller, sous la pression du groupe ou parce que l'atmosphère s'y prête, rappelez-vous que les photos et les vidéos de votre exhibition circuleront pendant de longues années, et qu'elles peuvent réapparaître au moment où ça vous gênera, un peu, beaucoup ou énormément. A l'occasion de votre mariage (si un(e) rival veut se venger), d'une embauche, dans votre éventuelle vie publique...
Des correspondants nous signalent d'ailleurs
régulièrement des photos et des vidéos qui circulent
sur Internet, et dont les "héros" et les "héroïnes"
préfèreraient qu'elles n'existent pas.
On en trouve apparemment sur des sites pornographiques, d'autant qu'à
la diffèrence des scènes tournées par des professionnel(le)s,
celles-ci présentent l'"avantage" de présenter des
jeunes qui n'étaient pas volontaires ou qui regrettent, un peu tard,
d'avoir accepté de se laisser bizuter. L'exhibition + la honte, voilà
de quoi réjouir les voyeurs/voyeuses.
Nous ne donnons pas les références de ces sites pour ne pas
ajouter à la honte des bizut(e)s. Quand nous publions des photos, nous
cachons le visage des victimes.
Ces photos/vidéos pourraient d'ailleurs intéresser des avocats.
A propos du "consentement" des personnes
qui auraient "accepté" d'être bizutées, rappelons
que cette notion n'existe pas en France. La loi Ségolène Royal
prévoit des sanctions dans tous les cas.
Dans d'autres pays, la loi peut être différente, mais:
1) le "consentement" peut en réalité résulter
d'une pression psychologique, de menaces ou même de violences physiques.
C'est évident sur certaines vidéos.
2) ce "consentement" peut éventuellement être invoqué
par les bizuteurs/bizuteuses pour le bizutage lui-même, mais certainement
pas pour la diffusion des images.