Communiqué du 24/09/07 deSOS BIZUTAGES
ARTICLE DU JOURNAL LA PROVENCE
Le journal la Provence a publié un article le lundi 24 septembre 2007
intitulé "Le bizutage a-t-il disparu des campus marseillais?".
Cet article l'action de SOS Bizutage:
"Hors la loi depuis 1998, le bizutage a-t-il vraiment disparu ou
s'est -il fait plus discret? Excédé et souvent indigné
par les abus commis en France avant le vote de la loi, Jean-Claude Delarue,
le président de l'association "SOS bizutage", se réjouit
"d'une suppression pure et simple dans de nombreux établissements
publics. On a beaucoup moins de témoignages mais on reste vigilants
à d'éventuels dérapages, surtout dans le secteur des
études médicales, paramédicales, dans les écoles
d'ingénieurs ou de commerce".
A Marseille, directions et présidences d'établissements ont
pris le problème à bras-le-corps. Le mot d'ordre: oui à
la tradition d'accueil, non aux débordements et à l'atteinte
à la personne. A l'école nationale de la Marine marchande, on
joue cartes sur table. La presse est conviée à assister à
la cérémonie de baptême, placée sous le contrôle
de l'administration et organisée dans l'enceinte de l'établissement.
"On a pris la loi au pied de la lettre, insiste le directeur Daniel Louedec.
Il y avait autrefois des choses qui ressemblaient à des brimades. Aujourd'hui,
les élèves de 1ère année qui sont baptisés
sont tous volontaires. Les aînés leur plongent la tête
dans une bassine de soupe. C'est une tradition qui perdure à bord d'un
bateau lorsqu'on passe pour la première fois la ligne, qu'il s'agisse
de l'Équateur ou du Cercle polaire".
A l'école Centrale, sur le site de Château-Gombert, les élèves
ingénieurs se disent eux aussi irréprochables: "On se contente
de petits jeux tranquilles, de sport, de volley, de blind test, assure Benjamin,
élève de 2e année, président de l'association
sportive. En tout cas, rien d'obligatoire, rien d'humiliant et rien de sexuel
!"
Même son de cloche sur le campus de la Timone, dévolu à
la santé, secteur où la tradition du bizutage a été
soigneusement entretenue par des générations de futurs médecins.
Depuis 1998, des consignes très strictes ont été diffusées
et même intensifiées pour cette rentrée 2007. Mais les
photos d'un week-end d'intégration diffusées sur le site de
"SOS bizutage", avec la mention "Qu'en pensez-vous?",
laisse planer le doute."Elles datent de 2005, précise Jean-Claude
Delarue. On les a trouvées sur le site de l'Association des étudiants
en pharmacie de Provence (AE2P), qui les a retirées quelques jours
plus tard".
Choquants les clichés? Sortis du contexte, oui. Le doyen Patrice Vanelle
le reconnaît. Mais il précise aussi n'avoir jamais eu la moindre
remontée négative de ce week-end organisé dans un camping
privé à deux pas de Marseille. "Des maladresses ont pu
être commises mais cette association mène par ailleurs tout au
long de l'année des actions remarquables, notamment humanitaires. Il
ne faut pas non plus l'oublier".
L'actuelle présidente de l'"AE2P", qui a participé
à ce week-end d'intégration en 2005, s'insurge: "Sorti
du contexte, ça peut en effet paraître bizarre. Mais tout est
fait dans une ambiance bon enfant. On ne force personne. Le libre arbitre
est roi du début à la fin". "SOS bizutage" ne
prend pas partie et laisse les internautes juger.
Par Caroline Richard"