Communiqué du 24/11/04 deSOS BIZUTAGES
BIZUTAGES
– TORTURES
DANS L’ARMEE ALLEMANDE
Le quotidien « International Herald Tribune » du 23/11/04 fait état d’une déclaration du ministre allemand de la Défense, Peter Struck, qui a annoncé le 22 novembre qu’une enquête militaire et une instruction pénale étaient engagées contre un capitaine et 20 sous-officiers d’une unité de formation où les appelés faisaient leurs « classes » dans la ville de Coesfeld.
Du mois de juin de cette année au mois de septembre, des jeunes recrues
ont été soumises à des décharges électriques.
Le quotidien allemand « Frankfurter Rundschau » pour le même
jour parle également de coups et de pressions ou sévices psychologiques.
Il s’agissait, paraît-il, de préparer les appelés
à ce qui les attend s’ils sont pris en otage par des « terroristes
arabes ».
Un sacré prétexte, quand on sait que les appelés ne risquent
pas d’être envoyés sur un théâtre d’opérations
extérieures, comme on dit et que selon le « Frankfurter Rundschau
», la mission la plus dangereuse qui peut leur être confiée
consiste à monter la garde devant leur caserne à Coesfeld ! Des
unités de métier sont bien préparées à l’école
de Hammelburg à ce type de situation, mais il ne s’agit en rien
d’ « exercices sauvages » de torture comme à Coesfeld.
C’est au moins la thèse officielle de la hiérarchie militaire
qui veut voir dans l’affaire de Coesfeld un « incident exceptionnel
».
Le « Frankfurter Rundschau » n’est pas convaincu et le journaliste,
Thomas Kröter, rappelle que bizutage, brimades et exercices d’entraînement
à la limite de la brutalité et des sévices ne sont pas
sans exemple dans la Bundeswehr.